EXPOSITION
Vernissage le jeudi 12 novembre 2009 à 18h
Les portraits d'Anthony Vérot se révèlent presque intimidants à force de présence. Cela va au-delà du réalisme virtuose qui les caractèrise. L'artiste expérimente l'efficacité de la peinture hors des conventions habituelles pour en tirer les conditions de nouvelles possibilités de représentation. Les oeuvres qui en résultent semblent dépendre d'une temporalité précaire, instable et sans relation au temps de la mémoire et de l'histoire. A travers ses portraits, Anthony Vérot offre une version contemporaine d'un genre classique dont il repousse les limites, réalisant l'exploit de transcender le réel tout en le respectant pleinement.

Les photographies de Virginie Marnat-Leempoels recyclent des genres classiques, comme le portrait, les scènes champêtres ou les scènes d’intérieur pour cristalliser des
représentations de notre propre société. A travers ses mises en scènes, elle mixe les codes iconographiques de l’histoire de l’art avec des archétypes contemporains issus notamment du cinéma et
des séries télévisées. De par leur forte charge narrative, ses images nous font osciller entre réalité et fiction. On se sait pas s’il s’agit de vraies personnes, de scènes réellement vécues,
mais peu importe finalement.En somme, Virginie Marnat-Leempoels nous raconte des histoires, l’histoire des autres pour mieux nous renvoyer à la notre. Ses photographies ressemblent alors à un
précipité de nos images intimes. Virginie Marnat-Leempoels aime faire des séries de portraits, travaillant chaque fois un archétype social ou histoirique lié au corps, révélant de manière décalée
un pan de notre univers. Par le choix des personnages et leur mise en scène, elle crée une véritable distorsion, due au paradoxe entre l’apparence des modèles et leur attitude.